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Quelques Mots sur la Thérapie
L'émotion, l'énergie en mouvement ... la thérapie a souvent pour but d'aider à régler des conflits ponctuels ou récurrents. Ces conflits sont la plupart du temps en lien avec une émotion qui reste, qui se bloque, qui stagne, au lieu conserver la nature dynamique qui fait partie de sa définition (é-motion). Ceci servant de moteur d'évolution à l'âme qui habite ce même corps. Il "suffit" souvent de comprendre les relations entre corps âme et esprit pour que l'équilibre se réinstalle naturellement. Je crois au retour à l'état de guérison par la prise de conscience.
Voici quelques concepts qui me tiennent à coeur et qui définissent ma "direction thérapeutique" suivis de quelques anecdotes:
- J'utilise le "je", ce qui évite que mon interlocuteur se sente jugé et me permet de ne pas fouler les chemins de la culpabilité...Le jugement a fortement tendance à stigmatiser une situation, à la figer ainsi que le gel durcit l'eau.
Le juge ment, c'est bien connu...Juger semble aussi prétentieux que futile (c'est prendre la place de Dieu). Le non-jugement ne sous-entend pas fuir ce qui est. Au contraire, prendre mes responsabilités revient à constater ce qui est et à l'assumer complètement, sans trouver d'excuses, sans chercher de coupable (ni moi ni un autre). Je nomme la situation.
- "Tu as enfin trouvé l'endroit où l'univers s'est trompé..." me dit mon amie quand je vais mal ou quand je suis en colère... Croire même que le monde est mal fait est d'une prétention énorme, et se trouve même être une insulte au créateur. Cette petite phrase très anodine a désamorcé facilement plusieurs situations problématiques et m'a offert un point de vue beaucoup plus global...Je suis totalement persuadé que le monde est parfait tel qu'il est aujourd'hui.
Des gens souffrent, des gens sont heureux. C'est le grand bal de la dualité et on passe tous par les deux phases périodiquement et dans cette merveilleuse complexité.
J'assume pleinement d'être humain. Je ne combats pas le mal, mais j'en prends conscience pour le transcender et transmuter cette énergie. Le mal comme on le nomme, est partie de la dynamique du monde. Le bien n'existe qu'en opposition au mal !! Sinon Rien (de la racine Rem, le tout...)
- L'autre est mon miroir.
Le monde extérieur est le miroir de mon être et est une source prolifique d'informations sur les parties de moi dont je ne suis pas conscient, et évidemment sur l'état actuel de mon évolution. En regardant autour de moi, je constate mon niveau de conscience.
En thérapie évidemment aussi. Le fait de prendre l'autre comme une partie de moi-même fait que je m'implique à lui apporter une aide la mieux adapté à ses besoins. Une fois que les "barrières" de l'autre sont ouvertes et que j'ai accès à son coeur, je rentre dans le temple de ses croyances, de ses fonctionnements et de ses émotions avec un maximum de respect et d'honnêteté, et toujours sans porter de jugement sur la situation. Par ma propre transformation je l'accompagne, s'il le veut, à réaliser la sienne.
- "Il n'y a pas de paradis tant qu'il y a un seul homme en enfer, car il n'y a qu'un seul homme !" disait Sri Aurobindo.
Toute maladie est donc aussi la mienne. D'où l'idée de guérir ensemble et de se sentir solidaire, aussi quand la santé nous est donnée.
Quand on est en santé, on peut donner les informations manquantes à un corps "malade". Et vice versa (et le vice versa dans l'oubli...)
- Le temps n'est pas linéaire comme il pourrait sembler. Le passé, le présent et le futur ne font qu'un. Nous avons en permanence accès au passé et au futur...
Cette hypothèse qui vient d'être vérifiée par les théorèmes de la physique moderne ( théorie du dédoublement de M. Garnier- Malet... et ses conférences très claires !), nous permettent de comprendre intellectuellement un grand nombre de phénomènes qui étaient mis au banc de "bizarreries" ésotériques...(les anges gardiens, la médiumnité, le chamanisme, la télépathie etc...)
Bon nombre de thérapies vont être reconnues car bientôt explicables. De toute façon la science se base sur les statistiques, et celles-ci ont déjà démontré les possibilités des thérapies dites "parallèles".
- La protection entre thérapeute et personne "malade" deviendra de plus en plus inutile.
Se protéger serait éviter d'évoluer et manquer de confiance dans la justesse du déroulement des évènements.
Certains ont travaillé toute leur vie pour aider les autres en contact avec la peste (et toutes sortes de maladies) en ne prenant que des mesures d'hygiènes découlant de la logique...preuve que la maladie ne peut pas seulement être réduite à un méchant virus ou un vilain microbe.
Cette vision permet dans la thérapie une ouverture totale à l'autre, sans masque. Cela sous-entend aussi que je suis prêt à vivre l'émotion que vit la personne, et qui si je n'en suis pas capable, je le lui explique en proposant d'autre ouvertures.
Rem : cette approche me demande évidemment une pratique et une hygiène cohérente à ce système. C'est un mode de vie. Prière sur des lieux sacrés, méditation, yoga et Qi Qong font partie de la joie quotidienne.
- La maladie est souvent vue comme une entité à part entière. On parle d'elle comme de quelqu'un...On la voit aussi parfois comme un démon (selon certaines façons de parler), le mal, le méchant. Pour rejoindre la guérison, tout l'art est de débusquer ce système ou cette entité, rendre conscient la situation par un constat. Sa modification est immédiate. Combattre la maladie revient à la renforcer, il est en général plus aisé de l'accepter et la transformer.
- Notion de service. L'effet Millgram nous montre comment l'humain veut être au service et combien il nous est parfois difficile de discerner entre ce qui est bon et mauvais. Et surtout, quand nous voyons que nous nous sommes "trompés" dans notre vision, combien l'humain a tendance à rester dans l'erreur en se justifiant et en rejetant la faute sur l'autorité qui le lui a dicté. Ceci est très intéressant et instructif pour moi, car : suis-je vraiment au service de la personne qui vient me voir, suis-je au service de l'univers ? Si je me rencontrais en tant que patient, recevrais-je ce dont j'ai besoin ?
La guérison demande la vérité, et la vérité n'est pas toujours tendre à en-tendre, ni aisée à discerner. Elle demande un grande pratique de concentration.
Comment allier une soumission totale quand elle m'est demandée et que mon intuition me confirme la justesse de l'information, et l'insoumission aux ordres qui mettraient en doute mes convictions profondes?
Et surtout, comment discerner un argument de mon Ego qui a peur ou se protège d'un argument intuitif et "guidé" par des forces supérieures. Et surtout, quelles forces supérieures ?
En effet, combien de fois ai-je entendu le prétexte de l'amour soutenir un mensonge, surtout dans les cercles familiaux.
Petites Anecdotes:
* Le sage et l'histoire des bonbons...ça commence par un petit garçon qui mange trop de bonbons et qui a mal aux dents. Sa mère ne sait plus que faire car il ne l'écoute pas quand elle lui dit d'arrêter d'en manger. Elle décide d'aller voir ce grand sage, mais il y a deux jours de marche, mais bon, c'est la seule solution. Ils font donc le long voyage et se retrouvent devant le saint homme:
"mon fils mange trop de bonbons et il est en train de détruire ses dents...pouvez-vous s'il vous plaît faire queque chose, je suis désespérée!!?". Le sage regarde l'enfant et réfléchit...et il lui dit :
"revenez dans un mois et je verrai ce que je peux faire"
Elle lui dit que le voyage est long, mais rien à faire, elle rentre avec son enfant. Le délai écoulé elle reprend son long voyage pour se retrouver dans la même situation devant cet homme que l'on dit sain et saint:
"Vous me reconnaissez ?"
Et il lui répond :
"Oh oui, je me souviens. Viens ici mon petit. Allez, approche...Tu dois arrêter de manger des bonbons, c'est mauvais pour tes dents !"
La dame surprise lui demande pourquoi il ne l'avait pas dit la première fois, ce qui lui aurait évité un deuxième voyage ?
Il lui répond :
"La dernière fois, je mangeais aussi des bonbons, je ne pouvais pas lui dire d'arrêter. Depuis j'ai arrêté, et je sais ce que c'est de le faire."
Inutile de dire qu'une phrase dite dans ces conditions d'honnêteté a plus d'impact. L'implication du "thérapeute" (ou d'un humain), se retrouve complètment dans l'impact de ses mots et de ses actes ! Si je ne suis pas capable d'affronter mes démons, je ne peux pas aider quelqu'un d'autre...si j'en ai peur aussi, je risque même d'attraper la maladie des autres...ce qui amène très bien l'anecdote suivante:
* l'histoire de la baignade à Lourdes : Je me rends à Lourdes avec ma chérie, et on se retrouve devant les bains. On ne savait pas qu'il était possible de se baigner dans cette eau à l'histoire miraculeuse qu'on venait de boire avec grande délectation et dont on venait de mesurer le grand effet bioénergétique. On demande au monsieur qui gère l'entrée des bains si on peut se baigner sans maillot de bain, et il nous crie tout stressé que les hommes c'est par là, et les femmes par là...On obéit à l'ordre du bénévole après avoir vérifié dans notre coeur..c'est ok on y va.
C'est là qu'une heure d'attente se cachait, avec des gens qui se grattent de partout et toussent beaucoup. Le 90% d'entre eux sont malades et doivent colporter une bonne quantité d'échantillons de maladies transmissibles. Plus le temps passe plus le doute s'immisce en moi...Je ne suis pas malade, pourquoi aller risquer d'attraper une maladie avec tous ces gens en allant me baigner avec eux ?!
Et là se produit le miracle pour moi. Je demande de l'aide à mes copains invisibles pour savoir ce que j'ai à faire. Et là je comprends. Je colporte souvent cette théorie que le thérapeute n'a pas se protéger si il a la foi. Et hop : Test pour moi...Suis-je vraiment en phase avec ce que je dis? Une peur est encore présente puisque j'hésite à me baigner avec eux...Le miracle prend réalité : je n'ai plus peur d'être avec eux.
Je me baigne donc avec une quiétude parfaite et avec tous ces "malades". Je prie pour eux, pour que l'aide qu'ils demandent leur soit accordée.
En ressortant, je reconnais à peine mon amie Brigitte. Nous sommes tout transformés, elle le visage d'une sainte, et moi brillant de bonheur. Lourdes a pris une belle place dans mes souvenirs.
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